Nous ne demandons pas de dépolluer tous les océans. Comme pour les séismes, les volcans ou les sites industriels à risque, la prévention commence par une connaissance précise du danger.
Nous demandons que la France identifie les risques sur ses côtes, hiérarchise les priorités et intervienne avant qu’une catastrophe ne rende ses choix beaucoup plus coûteux.
C’est le plaidoyer que porte The Ocean Foundation Europe.
Notre priorité : un diagnostic national
Aujourd’hui, la France ne dispose pas d’une stratégie nationale permettant d’évaluer systématiquement l’état des épaves potentiellement polluantes présentes sur ses côtes.
Nous défendons la mise en œuvre d’un diagnostic national permettant de :
- cartographier les épaves les plus à risque ;
- évaluer leur état de corrosion ;
- identifier les substances qu’elles contiennent ;
- hiérarchiser les interventions ;
- suivre leur évolution dans le temps.
Une réponse adaptée à chaque situation
Toutes les épaves ne nécessitent pas la même intervention.
Notre objectif n’est pas d’extraire systématiquement chaque épave. L’enjeu est de choisir la réponse la plus pertinente en fonction du niveau de risque.
Selon les cas, cela peut passer par :
- une simple surveillance ;
- un plan de confinement ;
- le pompage des hydrocarbures ;
- la sécurisation des munitions ;
- ou, lorsque le risque le justifie, l’extraction des substances les plus dangereuses, notamment les armes chimiques.
Ce que nous faisons
- Produire les connaissances qui permettent d’agir : en lien avec les scientifiques et les acteurs de terrain, nous produisons les connaissances nécessaires pour mieux comprendre les risques liés aux épaves potentiellement polluantes et aider les pouvoirs publics à prendre les bonnes décisions.
- Construire une coalition nationale : face à une menace de cette ampleur, personne ne peut agir seul. Nous faisons le lien entre les scientifiques, les pouvoirs publics, les collectivités, les acteurs économiques et la société civile pour faire des épaves potentiellement polluantes une priorité nationale.
- Mobiliser les citoyens : on ne protège que ce que l’on connaît. C’est pourquoi nous faisons connaître cette menace auprès du plus grand nombre, notamment à travers le documentaire Épaves toxiques, une urgence silencieuse.
Les solutions existent. Les connaissances progressent. Les technologies aussi. Ce qui manque aujourd’hui n’est pas la capacité d’agir. C’est la volonté collective d’anticiper plutôt que de subir.
